Articles https://acaottawa.com Wed, 31 Dec 2025 23:22:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://acaottawa.com/wp-content/uploads/2025/08/cropped-logo1-1-32x32.png Articles https://acaottawa.com 32 32 L’héritage en action : mettre en valeur notre génie collectif pour la prochaine génération https://acaottawa.com/fr/lheritage-en-action/ Wed, 31 Dec 2025 22:24:03 +0000 https://acaottawa.com/?p=5062

L’héritage en action : mettre en valeur notre génie collectif pour la prochaine génération

Par Hector Addison

Chef Serviteur, Association des Africains canadiens d’Ottawa

 

Alors qu’une autre année touche à sa fin, je vous écris une fois de plus le 31 décembre avec gratitude, réflexion et détermination. Cette période de l’année n’est jamais uniquement synonyme de nostalgie. Il s’agit de dire la vérité, de faire un examen de conscience et de nous engager à nouveau à devenir meilleurs qu’hier.

Cette année, mon appel à votre égard est simple mais exigeant.

L’héritage en action.

Non pas l’héritage comme un mot que nous admirons, mais l’héritage comme un travail que nous devons accomplir. Non pas l’éclat admiré de loin, mais l’éclat activé collectivement pour ceux qui viendront après nous.

Nous nous appuyons sur des épaules déterminées

La liberté, l’accès et les opportunités dont beaucoup d’entre nous jouissent aujourd’hui ne sont pas le fruit du hasard. Ils ont été obtenus grâce au courage, au sacrifice et à un engagement sans faille envers la communauté.

Le Dr Martin Luther King Jr. nous a rappelé que « la question la plus persistante et la plus urgente de la vie est : que faites-vous pour les autres ? ». Cette question se pose encore aujourd’hui.

Marcus Garvey nous a enseigné à « nous émanciper de l’esclavage mental », nous rappelant que la libération commence dans l’esprit avant de se manifester dans les institutions ou les systèmes.

Maya Angelou nous a laissé ce message : « Quand vous apprenez, enseignez. Quand vous recevez, donnez. » L’héritage vit dans cet échange.

Ces leaders n’ont pas attendu que les conditions soient parfaites. Ils ont agi avec ce qu’ils avaient, là où ils étaient, pour ceux qui les entouraient.

Nous devons faire de même.

L’excellence (brillance)collective est un choix

Notre excellence n’a jamais été remise en question. La question a toujours été de savoir si nous allions l’activer ensemble.

L’excellence collective est ce qui se produit lorsque nous cessons de nous disputer de petits espaces et que nous commençons à construire des tables plus grandes. C’est ce qui se produit lorsque des professionnels encadrent des jeunes, lorsque les aînés sont honorés, lorsque le succès devient un pont plutôt qu’un mur.

Shirley Chisholm a dit un jour : « Le service est le loyer que nous payons pour avoir le privilège de vivre sur cette terre. » Le service n’est pas facultatif. C’est une responsabilité.

Dans nos communautés aujourd’hui, l’excellence collective se traduit par :

  • Choisir la collaboration plutôt que la fragmentation
  • Construire des institutions qui survivent aux personnalités
  • Soutenir les organisations dirigées par des Noirs avec du temps, de la confiance et des ressources
  • Se tenir mutuellement responsables avec amour et honnêteté

Cela signifie refuser de se replier dans le confort individuel alors que les luttes communautaires persistent.

L’héritage commence par des décisions quotidiennes

L’héritage ne s’écrit pas à la fin de la vie. Il se façonne au quotidien.

Il se manifeste dans la façon dont nous élevons nos enfants.

Dans la façon dont nous gérons notre argent et enseignons la littératie financière.

Dans la façon dont nous combattons l’injustice sans perdre notre humanité.

Dans la façon dont nous nous présentons même si aucun applaudissement n’est garanti.

Nelson Mandela nous a rappelé que « ce qui compte dans la vie, ce n’est pas le simple fait d’avoir vécu. C’est la différence que nous avons faite dans la vie des autres. »

Cette différence ne nécessite pas la célébrité. Elle nécessite un engagement.

Un appel à l’action pour l’année à venir

À l’aube de cette nouvelle année, je vous invite à réfléchir honnêtement :

Quelles connaissances accumulez-vous qui devraient être partagées ?

Qui soutenez-vous dans votre ascension ?

Quelle institution contribuez-vous à renforcer, au-delà de la simple critique ?

Quel héritage vos actions quotidiennes sont-elles en train de créer ?

La prochaine génération nous observe attentivement. Elle apprend non pas de nos discours, mais de notre cohérence. Elle héritera de ce que nous construisons ou de ce que nous ne parvenons pas à construire.

Donnons-leur plus que des histoires de résilience.

Donnons-leur des systèmes de soutien.

Donnons-leur des voies à suivre, pas seulement des conseils.

Notre heure est venue

Le travail qui nous attend est exigeant, mais il en vaut la peine. Nous avons tout ce dont nous avons besoin au sein de nos communautés pour prospérer, si nous choisissons l’unité plutôt que l’ego et le sens plutôt que la passivité.

Comme l’a dit Coretta Scott King, « La grandeur d’une communauté se mesure le plus précisément à l’aune des actions compatissantes de ses membres. »

Que cette année soit celle où notre compassion se manifeste à travers nos actions.

Que cette année soit celle où notre éclat ne se disperse pas, mais s’aligne.

Que cette année soit celle où nous transformons nos intentions en héritage.

Bonne année à vous et à vos familles.

Puissions-nous aborder 2026 avec courage, clarté et un engagement renouvelé les uns envers les autres.

Au service et en solidarité,

Hector Addison

Chef serviteur

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Crise au Cameroun https://acaottawa.com/fr/crise-au-cameroun/ Sat, 16 Aug 2025 23:30:54 +0000 https://acaottawa.com/?p=4958

« Rwanda 2.0 » mijote au Cameroun depuis des années — et ça continue.

Mais bon, qui tient le compte ? Tant qu’il y a quelques dollars à gagner, des emplois à créer dans la métropole et des politiciens qui peuvent se vanter d’emplois créés dans des circonscriptions riches en votes, qui s’en soucie ?

Des Africains sont tués en masse, les autres sont traumatisés pour des générations — qui s’en soucie ?

Il est troublant de constater combien de fois, en Afrique, lorsque des Africains malheureux, désespérés et sans défense sont massacrés pour avoir osé demander l’équité, la justice, d’être traités comme des êtres humains — le monde détourne le regard.

Et quelle entreprise canadienne a coiffé au poteau les Chinois à très bas coûts pour décrocher le contrat du stade de Douala ?

Ne serait-ce pas, par hasard, SNC-Lavalin ? La tristement célèbre SNC-Lavalin, basée à Montréal ?

Vous connaissez l’histoire, n’est-ce pas ? Pots-de-vin, corruption, contrats attribués malgré des insuffisances techniques — exactement comme le fiasco du train léger d’Ottawa, avec des rames qui se disloquent à l’heure de pointe.

Revenons maintenant au chapitre de la corruption.

SNC-Lavalin a l’habitude de graviter vers des juridictions qui obtiennent de piètres scores à l’indice de corruption de Transparency International.

Le Cameroun figure en bonne place parmi les plus grands et les « pires » corrupteurs — c’est un fait.

Si SNC ne s’était pas « frayée » un chemin jusqu’aux comptes bancaires des kleptocrates de Yaoundé, la France aurait envoyé un avion d’« experts » pour arracher le contrat, prix le plus bas et haute note technique ou non.

Le système de « coopération » de la Françafrique garantit que les entreprises françaises ont la priorité sur les marchés coloniaux.

Peu importe qui est victime d’un génocide ou de quelles libertés on piétine — ce ne sont que des Africains morts, n’est-ce pas ?

Le Canada a systématiquement ignoré les massacres au Cameroun — l’autre territoire bilingue anglais-français, si semblable au Canada par sa dualité linguistique.

Affaires étrangères Canada a ignoré le génocide à ses débuts. Le Canada continue de l’ignorer, tandis que des forces d’élite exécutent une « solution totale », façon nazis, en tuant des anglophones, en brûlant des maisons et des villages.

Pendant ce temps, des entreprises canadiennes poursuivent leurs affaires comme si de rien n’était, réarrangeant les chaises longues pendant que le Titanic sombre.

Les médias l’ont ignoré pendant très longtemps. Les communautés de la diaspora l’ont ignoré. Des familles entières massacrées dans leur sommeil, traitées de « chiens », de « rats », « d’ennemis biafrais dans la maison ».

Juste de malheureux Africains avec beaucoup de ressources convoitées. Et quel meilleur moyen de s’emparer de ces ressources que d’éliminer les personnes « gênantes » qui se trouvent sur le chemin ?

Cela rappelle le général canadien impuissant qui est resté spectateur pendant que se déroulait le génocide rwandais.

Aujourd’hui, des diplomates et des entreprises canadiennes sont occupés à réarranger les chaises longues sur un Titanic en train de couler — à courir après des profits rapides pendant que des soldats massacrent des bébés, violent des mères et brûlent des grands-mères dans leur lit lors de raids de la terre brûlée contre un peuple qui fuit, pieds nus, en sandales.

Puisqu’on n’a pas pu les assimiler à la sphère d’exploitation française, autant les éliminer — et s’approprier leurs ressources.

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Lutte contre le racisme https://acaottawa.com/fr/lutte-contre-le-racisme/ Sat, 16 Aug 2025 22:55:38 +0000 https://acaottawa.com/?p=4950

Le racisme anti-Noirs est un cancer dans notre société. Le racisme — et en particulier le racisme anti-Noirs — est endémique dans la société canadienne moderne et doit être combattu, vaincu et éradiqué.

« Comme l’a dit Mandela : Nul ne naît en haïssant une autre personne en raison de la couleur de sa peau, de ses origines ou de sa religion. Les gens apprennent à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur apprendre à aimer, car l’amour vient plus naturellement au cœur humain que son contraire. »

Ce comité s’engage à travailler avec des partenaires pour chasser le racisme de notre société, notamment en plaidant pour des révisions de politiques afin de s’attaquer au racisme systémique.

Le comité œuvre également à faire de la réforme de la justice pénale une réalité. Il y a aujourd’hui 70 % de Canadien·ne·s noir·e·s de plus dans les prisons fédérales qu’il y a dix ans.

Que faisons-nous à ce sujet ? Vous pouvez rejoindre ce comité alors que nous nous attaquons aux problèmes systémiques qui frappent la communauté noire. L’hyper-incarcération des jeunes noir·e·s est préoccupante et nous ne pouvons pas rester silencieux.

Nos priorités incluent :

  • Éducation — Comment tenons-nous le gouvernement responsable ?
  • Responsabilité communautaire — Comment nous tenons-nous nous-mêmes responsables ?
  • Mise en place de mécanismes de plaintes et de réseaux de soutien.
  • Réformes du système de justice pénale.
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