Justice pénale https://acaottawa.com Wed, 31 Dec 2025 23:22:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://acaottawa.com/wp-content/uploads/2025/08/cropped-logo1-1-32x32.png Justice pénale https://acaottawa.com 32 32 Crise au Cameroun https://acaottawa.com/fr/crise-au-cameroun/ Sat, 16 Aug 2025 23:30:54 +0000 https://acaottawa.com/?p=4958

« Rwanda 2.0 » mijote au Cameroun depuis des années — et ça continue.

Mais bon, qui tient le compte ? Tant qu’il y a quelques dollars à gagner, des emplois à créer dans la métropole et des politiciens qui peuvent se vanter d’emplois créés dans des circonscriptions riches en votes, qui s’en soucie ?

Des Africains sont tués en masse, les autres sont traumatisés pour des générations — qui s’en soucie ?

Il est troublant de constater combien de fois, en Afrique, lorsque des Africains malheureux, désespérés et sans défense sont massacrés pour avoir osé demander l’équité, la justice, d’être traités comme des êtres humains — le monde détourne le regard.

Et quelle entreprise canadienne a coiffé au poteau les Chinois à très bas coûts pour décrocher le contrat du stade de Douala ?

Ne serait-ce pas, par hasard, SNC-Lavalin ? La tristement célèbre SNC-Lavalin, basée à Montréal ?

Vous connaissez l’histoire, n’est-ce pas ? Pots-de-vin, corruption, contrats attribués malgré des insuffisances techniques — exactement comme le fiasco du train léger d’Ottawa, avec des rames qui se disloquent à l’heure de pointe.

Revenons maintenant au chapitre de la corruption.

SNC-Lavalin a l’habitude de graviter vers des juridictions qui obtiennent de piètres scores à l’indice de corruption de Transparency International.

Le Cameroun figure en bonne place parmi les plus grands et les « pires » corrupteurs — c’est un fait.

Si SNC ne s’était pas « frayée » un chemin jusqu’aux comptes bancaires des kleptocrates de Yaoundé, la France aurait envoyé un avion d’« experts » pour arracher le contrat, prix le plus bas et haute note technique ou non.

Le système de « coopération » de la Françafrique garantit que les entreprises françaises ont la priorité sur les marchés coloniaux.

Peu importe qui est victime d’un génocide ou de quelles libertés on piétine — ce ne sont que des Africains morts, n’est-ce pas ?

Le Canada a systématiquement ignoré les massacres au Cameroun — l’autre territoire bilingue anglais-français, si semblable au Canada par sa dualité linguistique.

Affaires étrangères Canada a ignoré le génocide à ses débuts. Le Canada continue de l’ignorer, tandis que des forces d’élite exécutent une « solution totale », façon nazis, en tuant des anglophones, en brûlant des maisons et des villages.

Pendant ce temps, des entreprises canadiennes poursuivent leurs affaires comme si de rien n’était, réarrangeant les chaises longues pendant que le Titanic sombre.

Les médias l’ont ignoré pendant très longtemps. Les communautés de la diaspora l’ont ignoré. Des familles entières massacrées dans leur sommeil, traitées de « chiens », de « rats », « d’ennemis biafrais dans la maison ».

Juste de malheureux Africains avec beaucoup de ressources convoitées. Et quel meilleur moyen de s’emparer de ces ressources que d’éliminer les personnes « gênantes » qui se trouvent sur le chemin ?

Cela rappelle le général canadien impuissant qui est resté spectateur pendant que se déroulait le génocide rwandais.

Aujourd’hui, des diplomates et des entreprises canadiennes sont occupés à réarranger les chaises longues sur un Titanic en train de couler — à courir après des profits rapides pendant que des soldats massacrent des bébés, violent des mères et brûlent des grands-mères dans leur lit lors de raids de la terre brûlée contre un peuple qui fuit, pieds nus, en sandales.

Puisqu’on n’a pas pu les assimiler à la sphère d’exploitation française, autant les éliminer — et s’approprier leurs ressources.

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Justice pénale https://acaottawa.com/fr/justice-penale/ Wed, 13 Aug 2025 15:59:46 +0000 https://acaottawa.org/?p=4826

Le Canada reconnaît la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine. C’est une occasion clé de s’attaquer au racisme anti-Noirs dans le système de justice.

Le premier ministre Justin Trudeau a récemment prononcé un discours bref mais significatif sur la Colline du Parlement, annonçant que le gouvernement du Canada reconnaît officiellement la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine. Cette décennie, de 2015 à 2024, a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2014.

Dans ses remarques, M. Trudeau a reconnu que l’un des principaux enjeux touchant les personnes noires au Canada est leur surreprésentation dans le système correctionnel. Le premier ministre a déclaré :

« Nous savons que les interactions entre les Canadiens noirs et l’ensemble du système correctionnel sont confrontées à une multitude de défis, allant de la discrimination dans le maintien de l’ordre à la surreprésentation dans nos prisons. Le pourcentage de personnes incarcérées dans nos prisons qui sont noires est de 8,6 %, alors que les Canadiens noirs ne représentent que 3,5 % de la population générale. »

Ce discours et la déclaration officielle qui l’accompagne constituent un pas en avant bienvenu. Cela marque une reconnaissance officielle sans précédent, par un premier ministre en fonction, des effets pervasifs du racisme anti-Noirs.

Mais au-delà des gestes symboliques, des mesures concrètes s’imposent. Le racisme systémique anti-Noirs au sein des services de police et des tribunaux canadiens remonte au moins aux années 1980. Depuis, la surreprésentation des personnes noires dans les prisons canadiennes s’est considérablement accrue.

Par exemple, entre 2003 et 2013, le nombre de personnes noires incarcérées dans les prisons fédérales canadiennes a augmenté de près de 90 %, tandis que le nombre de personnes blanches incarcérées a diminué de 3 %. Plus préoccupant encore, des rapports montrent que des traitements sévères comme l’isolement cellulaire touchent de manière disproportionnée les détenus noirs.

Un programme d’action pour la Décennie

La Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine établie par l’ONU comprend un programme d’activités guidant les pays dans l’élimination du racisme anti-Noirs, en particulier dans les systèmes de justice. Parmi ces mesures :

  • Renforcer les lois sur l’égalité et les mécanismes de protection des droits de la personne.
  • Lutter contre le profilage racial et la discrimination policière.
  • Explorer des réparations pour les impacts historiques et actuels du racisme systémique.

Fait crucial : l’annonce de M. Trudeau ne s’accompagnait pas d’un plan d’action clair pour mettre en œuvre ces mesures. Le gouvernement du Canada a maintenant l’occasion d’examiner honnêtement les recommandations de l’ONU et d’agir en conséquence.

Vers une véritable réforme de la justice pénale

En 2017, le Groupe de travail d’experts des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaine a visité le Canada et a exprimé de « sérieuses préoccupations au sujet du racisme systémique anti-Noirs dans le système de justice pénale ». Si le Canada veut progresser réellement, il doit mettre en œuvre ces recommandations.

Parmi les recommandations clés :

  • La création, au sein du ministère de la Justice, d’un portefeuille Justice pour les Canadiens d’ascendance africaine.
  • La mise en place, au sein de Sécurité publique Canada, d’une Direction de la prévention du crime et de la sécurité communautaire axée sur les communautés noires.

Une approche de politiques distinctes pour un groupe distinct

Le premier ministre Trudeau a reconnu que « les personnes d’ascendance africaine constituent un groupe distinct » au Canada. À ce titre, elles méritent des politiques ciblées et distinctes qui dépassent les gestes symboliques.

Les Canadiens noirs méritent la justice — non pas des améliorations graduelles, mais un système qui garantit réellement l’équité, la dignité et l’égalité.

« S’attaquer aux défis auxquels sont confrontés les Canadiens noirs exige la participation de tous les Canadiens. »

— Cet article est adapté de Policy Options par Anthony Morgan.

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