Non classé https://acaottawa.com Wed, 31 Dec 2025 23:22:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://acaottawa.com/wp-content/uploads/2025/08/cropped-logo1-1-32x32.png Non classé https://acaottawa.com 32 32 L’héritage en action : mettre en valeur notre génie collectif pour la prochaine génération https://acaottawa.com/fr/lheritage-en-action/ Wed, 31 Dec 2025 22:24:03 +0000 https://acaottawa.com/?p=5062

L’héritage en action : mettre en valeur notre génie collectif pour la prochaine génération

Par Hector Addison

Chef Serviteur, Association des Africains canadiens d’Ottawa

 

Alors qu’une autre année touche à sa fin, je vous écris une fois de plus le 31 décembre avec gratitude, réflexion et détermination. Cette période de l’année n’est jamais uniquement synonyme de nostalgie. Il s’agit de dire la vérité, de faire un examen de conscience et de nous engager à nouveau à devenir meilleurs qu’hier.

Cette année, mon appel à votre égard est simple mais exigeant.

L’héritage en action.

Non pas l’héritage comme un mot que nous admirons, mais l’héritage comme un travail que nous devons accomplir. Non pas l’éclat admiré de loin, mais l’éclat activé collectivement pour ceux qui viendront après nous.

Nous nous appuyons sur des épaules déterminées

La liberté, l’accès et les opportunités dont beaucoup d’entre nous jouissent aujourd’hui ne sont pas le fruit du hasard. Ils ont été obtenus grâce au courage, au sacrifice et à un engagement sans faille envers la communauté.

Le Dr Martin Luther King Jr. nous a rappelé que « la question la plus persistante et la plus urgente de la vie est : que faites-vous pour les autres ? ». Cette question se pose encore aujourd’hui.

Marcus Garvey nous a enseigné à « nous émanciper de l’esclavage mental », nous rappelant que la libération commence dans l’esprit avant de se manifester dans les institutions ou les systèmes.

Maya Angelou nous a laissé ce message : « Quand vous apprenez, enseignez. Quand vous recevez, donnez. » L’héritage vit dans cet échange.

Ces leaders n’ont pas attendu que les conditions soient parfaites. Ils ont agi avec ce qu’ils avaient, là où ils étaient, pour ceux qui les entouraient.

Nous devons faire de même.

L’excellence (brillance)collective est un choix

Notre excellence n’a jamais été remise en question. La question a toujours été de savoir si nous allions l’activer ensemble.

L’excellence collective est ce qui se produit lorsque nous cessons de nous disputer de petits espaces et que nous commençons à construire des tables plus grandes. C’est ce qui se produit lorsque des professionnels encadrent des jeunes, lorsque les aînés sont honorés, lorsque le succès devient un pont plutôt qu’un mur.

Shirley Chisholm a dit un jour : « Le service est le loyer que nous payons pour avoir le privilège de vivre sur cette terre. » Le service n’est pas facultatif. C’est une responsabilité.

Dans nos communautés aujourd’hui, l’excellence collective se traduit par :

  • Choisir la collaboration plutôt que la fragmentation
  • Construire des institutions qui survivent aux personnalités
  • Soutenir les organisations dirigées par des Noirs avec du temps, de la confiance et des ressources
  • Se tenir mutuellement responsables avec amour et honnêteté

Cela signifie refuser de se replier dans le confort individuel alors que les luttes communautaires persistent.

L’héritage commence par des décisions quotidiennes

L’héritage ne s’écrit pas à la fin de la vie. Il se façonne au quotidien.

Il se manifeste dans la façon dont nous élevons nos enfants.

Dans la façon dont nous gérons notre argent et enseignons la littératie financière.

Dans la façon dont nous combattons l’injustice sans perdre notre humanité.

Dans la façon dont nous nous présentons même si aucun applaudissement n’est garanti.

Nelson Mandela nous a rappelé que « ce qui compte dans la vie, ce n’est pas le simple fait d’avoir vécu. C’est la différence que nous avons faite dans la vie des autres. »

Cette différence ne nécessite pas la célébrité. Elle nécessite un engagement.

Un appel à l’action pour l’année à venir

À l’aube de cette nouvelle année, je vous invite à réfléchir honnêtement :

Quelles connaissances accumulez-vous qui devraient être partagées ?

Qui soutenez-vous dans votre ascension ?

Quelle institution contribuez-vous à renforcer, au-delà de la simple critique ?

Quel héritage vos actions quotidiennes sont-elles en train de créer ?

La prochaine génération nous observe attentivement. Elle apprend non pas de nos discours, mais de notre cohérence. Elle héritera de ce que nous construisons ou de ce que nous ne parvenons pas à construire.

Donnons-leur plus que des histoires de résilience.

Donnons-leur des systèmes de soutien.

Donnons-leur des voies à suivre, pas seulement des conseils.

Notre heure est venue

Le travail qui nous attend est exigeant, mais il en vaut la peine. Nous avons tout ce dont nous avons besoin au sein de nos communautés pour prospérer, si nous choisissons l’unité plutôt que l’ego et le sens plutôt que la passivité.

Comme l’a dit Coretta Scott King, « La grandeur d’une communauté se mesure le plus précisément à l’aune des actions compatissantes de ses membres. »

Que cette année soit celle où notre compassion se manifeste à travers nos actions.

Que cette année soit celle où notre éclat ne se disperse pas, mais s’aligne.

Que cette année soit celle où nous transformons nos intentions en héritage.

Bonne année à vous et à vos familles.

Puissions-nous aborder 2026 avec courage, clarté et un engagement renouvelé les uns envers les autres.

Au service et en solidarité,

Hector Addison

Chef serviteur

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Réflexions : les leçons tirées de 2020 https://acaottawa.com/fr/reflexions-les-lecons-tirees-de-2020/ Fri, 15 Aug 2025 16:23:32 +0000 https://acaottawa.com/?p=4936

Aller de l’avant avec détermination en 2021

Sans aucun doute, l’année 2020 a été incroyablement éprouvante pour tout le monde — une année que beaucoup préfèreraient oublier. Chacun a une histoire ou deux pour expliquer pourquoi 2020 ne mérite plus d’être mentionnée. La douloureuse vérité, toutefois, c’est que nous ne pouvons pas oublier 2020, tout comme nous nous souvenons encore des vexations racistes, des insultes et de la violence ouverte qui font partie de nos réalités quotidiennes.

Aussi terrible que 2020 ait été pour la plupart d’entre nous, tu conviendras avec moi que nous avons aussi tiré des leçons de vie importantes que nous voulons retenir et sur lesquelles nous appuyer, individuellement et collectivement.

Comme beaucoup, j’ai appris à être reconnaissant·e pour la vie elle-même, et pour le temps partagé en famille et en communauté. J’ai aussi appris la patience. Ceux qui me connaissent savent mon mantra : « La vie n’est pas une course. » 2020 nous a appris à être patients et à prendre la vie plus sereinement. Elle nous a appris à nous soucier des autres plus que jamais. Elle a aussi appris à certain·e·s d’entre nous à ralentir, à être minimalistes et à embrasser l’altruisme.

Je ne souhaite pas effacer tes souvenirs de la pandémie (qui est toujours là) ni des tensions raciales liées aux brutalités policières et aux meurtres de nos semblables. Non. Il serait dangereux de te suggérer d’oublier la douleur et la souffrance, les défis de santé mentale, la faim, et les vies et moyens de subsistance bouleversés. Ce sont des vérités douloureuses que nous partageons. J’ai moi-même eu des défis de santé, mais cela ne nous empêche pas de lutter et de viser l’excellence. Nous ne pouvons pas simplement souhaiter l’effacement de 2020 sans nous rappeler les bonnes leçons à suivre pour notre progrès individuel et collectif en 2021.

Questions de réflexion

  1. Comment rendre ces leçons utiles dans notre parcours collectif pour tracer une meilleure voie ?
  2. Comment utiliser ce que 2020 nous a appris pour recentrer nos énergies, nos mentalités et nos priorités ?
  3. En tant que communauté, quelles leçons de 2020 pouvons-nous transformer en « investissements » pour 2021 ?
  4. Comment 2020 a-t-elle redéfini ton sens de la communauté ? T’a-t-elle donné envie de t’impliquer davantage ?

Si tu n’as pas encore réfléchi à ces questions, tu n’es pas seul·e. Voici, plus précisément, quelques enseignements :

La vie est un don : La pandémie et tout ce que 2020 a apporté m’ont appris que la vie n’est qu’une aventure fugace. C’est un don qui peut disparaître à tout moment, sans avertissement. C’est un don qui n’est pas pour nous seuls, mais pour les autres. Autrement dit, le Donneur de vie veut que nous l’utilisions, tant que nous l’avons, pour servir autrui plutôt que nous-mêmes.

Ne t’y trompe pas : la pandémie demeure notre plus grand adversaire en 2021, par-dessus d’autres défis. Elle touche notre communauté de façon disproportionnée. Les chiffres sont parlants. À Ottawa seulement, les personnes noires — notre communauté — représentent 4 infections sur 10 alors que nous ne sommes qu’environ 7 % de la population. Merci de prendre cela au sérieux, vaccins ou pas.

Prends le vaccin quand ce sera ton tour. N’écoute pas les anti-vaccins qui s’opposent à chacun d’eux depuis leur invention. Souviens-toi : la vie est un don. Prends le vaccin contre la COVID-19 et mets ce don au service des autres.

Cela m’amène à une question plus grande que la vie : de quoi veux-tu qu’on se souvienne quand le Donneur de vie te rappellera ? Je sais que, pour la plupart d’entre vous, c’est des nombreuses vies que vous avez touchées. Des innombrables heures passées en coulisses, à tout donner, sans jamais compter le coût.

La communauté : Sans la communauté, nous sommes incomplet·e·s. La communauté change tout. C’est pourquoi nous devons réexaminer ce que « communauté » signifie pour nous, personnes noires partout — et au Canada en particulier.

Nous perdons souvent de vue l’essentiel et pensons davantage à nous-mêmes qu’à la communauté que nous sommes censés servir. Cette approche centrée sur soi nous fait paraître faibles, confus·es, méfiant·e·s et mesquin·e·s. En début d’année, réalignons nos priorités et concentrons-nous davantage sur le bien commun que sur nos intérêts paroissiaux. Implique-toi, sème de bonnes graines, prends-en soin et regarde-les pousser. La communauté, c’est toi et moi. Nous sommes la communauté.

Les problèmes partagés : En tant que communauté, nous sommes frappés par d’autres « pandémies » pour lesquelles nous devons développer des vaccins. Hélas, la grande société dont nous faisons partie n’a pas su les développer aussi vite que pour la COVID-19.

Nous avons encore des combats à mener, des conversations à tenir, la pauvreté à éradiquer, les inégalités de santé à corriger, le racisme et les systèmes d’oppression à démanteler. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas oublier 2020 dans son entier.

La priorité : Nous devons bien nous organiser, nous unir plus que jamais si nous voulons créer un meilleur endroit pour nos enfants et leurs enfants. Implique-toi dans la communauté. Parraine un·e élève du secondaire. Donne de ton temps, de ton talent et de tes ressources. Édifie les autres. Chacun·e enseigne à chacun·e.

Acquérir le véritable pouvoir : Quand nous nous unissons et nous renforçons socialement, émotionnellement, physiquement et économiquement, nous gagnons en pouvoir. C’est ce pouvoir dont nous avons besoin pour démanteler un système conçu pour élever une « race » au-dessus des autres.

Sans autonomisation économique, nous ne pouvons pas progresser de manière significative. Personne n’abandonne pouvoir et privilège sans lutte. Méfions-nous de « l’alliéisme performatif » — des gestes symboliques non suivis d’actions réelles. Par exemple, Justin Trudeau qui met un genou à terre lors d’une manifestation alors qu’il a le pouvoir de changer des politiques mais ne le fait pas.

Alors, comment obtenir ce pouvoir économique ? Cela commence par changer notre état d’esprit et par fixer correctement nos priorités. Le vrai pouvoir, c’est des gens + de l’argent.

Premièrement, unissons-nous, mobilisons-nous, élaborons des stratégies, fixons des priorités et partageons. Si une seule personne fait tout, l’impact restera limité. Rassemblons-nous. C’est une question de nombre.

Deuxièmement, la question de l’argent. Nous devons comprendre comment l’argent fonctionne. Enseigne-le à tes enfants. Dans la communauté noire, un dollar « reste » 6 heures. Dans la communauté juive, il « reste » 36 jours. Pour le faire circuler plus longtemps, nous avons besoin de plus d’entreprises appartenant à des personnes noires. Crée-en une. Ne compte pas uniquement sur un emploi 9-à-5. Bâtis quelque chose à transmettre — le transfert de patrimoine intergénérationnel (IWT).

Quand nous aurons du pouvoir, nous pourrons boycotter l’économie blanche. On nous écoutera lorsque nous détiendrons un pouvoir économique. Leur économie a toujours reposé sur notre travail.

L’engagement pour la nouvelle année : Engage-toi pour quelque chose de plus grand que toi. Sois stratégique. Implique-toi. Nous avons besoin de leaders engagés et tournés vers l’avenir. Grandissons ensemble et veillons les un·e·s sur les autres.

2021 marque le début d’une nouvelle décennie. Quelques proverbes africains à garder en tête : « Ne soyez pas des crabes dans un panier. » Abandonnons l’attitude « pull-him/her-down (PHD) ». « Si tu veux aller vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marche avec les autres. »

Bonne année !

Votre serviteur en chef,
Hector Addison

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Amour noir https://acaottawa.com/fr/amour-noir/ Fri, 15 Aug 2025 16:16:48 +0000 https://acaottawa.com/?p=4933

BLACK LOVE – UN AMOUR PAS COMME LES AUTRES

« Il existe cette histoire ininterrompue de lutte pour la libération depuis des centaines d’années, mais les personnes noires ont su créer de la beauté et de l’amour au cœur même du combat contre ce système. » — Angela Davis

Qu’est-ce que le Black love ?

Ce terme vaste peut désigner l’amour partagé au sein de la communauté noire à travers les mouvements qui réclament l’équité pour les personnes noires, la lutte pour la libération et la célébration de concepts tels que l’unité et la force noires. Inflexible, courageux et fondamental pour la lutte pour la liberté, le Black love repose sur l’antiracisme, l’organisation collective et un engagement envers la liberté et la démocratie.

Comme l’explique Cornel West, « le Black love n’a absolument rien à voir avec la haine des autres. Il a tout à voir avec la haine de la suprématie blanche, tout à voir avec la haine des actes mauvais, tout à voir avec la haine des obstacles à la dignité et à la décence noires. Mais il est toujours “pour”. Il n’est pas simplement “contre”. Il n’est pas simplement antiraciste. Non… il est pour les personnes que vous aimez et même pour celles que vous pensez parfois combattre. » C’est un amour, dit-il, qui recherche « la liberté pour tous ».

L’amour est un mot puissant. Il a une portée spirituelle. Il signifie bien plus que ce que nous disons. Il vient du cœur. Il est plus profond que les mots « JE T’AIME ».

Le Black love a donné naissance à de nombreux combattants de la liberté qui ont contribué à aplanir notre route. C’est un amour qui élève une communauté plutôt que des individus. Il n’est pas égoïste. Les fondations de l’ACAO reposent sur le Black love. Depuis sa création, l’ACAO a toujours placé la communauté et son bien-être au centre. Nous avons su très tôt que nous nous élèverions ou coulerions ensemble.

Aujourd’hui, je salue toutes celles et tous ceux qui ont donné de leur temps, de leurs efforts et de leur amour pour aider l’ACAO à servir la communauté avec amour. L’année 2021 a sans conteste été difficile. À bien des égards, elle a prolongé 2020, nous laissant pris en étau par deux pandémies graves : la montée du racisme anti-Noirs et la pandémie de COVID-19 qui a durement frappé notre communauté.

Alors que nous clôturons 2021 et accueillons 2022, souvenons-nous que la lutte pour la libération noire continue. Les « pandémies » font encore rage, tout comme le combat pour un Canada plus équitable et meilleur. Voilà pourquoi nous avons besoin de plus de combattants de la liberté.

Offre d’emploi : combattants de la liberté recherchés ! Récompense inconnue. Répondrez-vous à l’appel ?

La lutte pour la justice, l’équité et une société plus juste se poursuit. En d’autres termes, le combat continue ici comme ailleurs. Nous avons besoin de combattants prêts à mettre l’épaule à la roue — cela aide le chariot à avancer plus loin sur la voie. Ne sois pas simple témoin ou spectateur. Aidons tous à libérer notre communauté. Commençons là où nous sommes, là où nous avons de l’influence — sur ton lieu de travail, ton lieu de culte, partout.

C’est dans notre ADN. Nous sommes un peuple résilient, fait pour une époque comme la nôtre afin de faire la différence. Nous pouvons y parvenir, mais il nous faut travailler vers un but commun. Nous n’avons pas besoin d’être d’accord sur la manière d’y arriver, et c’est très bien ainsi. Il existe plusieurs chemins possibles, mais la destination doit être la même.

Nous sommes Noirs mais pas monolithiques. Nous avons des cultures, des expériences et des parcours différents. Nous ne nous attendons pas à être à l’unisson dans notre façon de bâtir une société plus juste.

Par exemple, trois de nos intellectuels noirs les plus célèbres — W. E. B. Du Bois, Booker T. Washington et Ida B. Wells — ne s’entendaient pas sur le « comment ». Ils exprimaient clairement leurs désaccords, mais ils s’accordaient sur l’objet même du combat.

Martin et Malcolm

On peut en dire autant du Dr Martin Luther King Jr et de Malcolm X. Le « quoi » et le « pourquoi » de notre lutte sont plus importants que le « comment ». En 2022, exprime le Black love en devenant un combattant de la liberté. Rejoins la lutte, à ta manière, même modeste. Si chacun y met du sien, la somme de nos efforts individuels formera une force collective puissante, capable de façonner la prochaine décennie au bénéfice des personnes noires ici au Canada et ailleurs.

Aimons-nous les un·e·s les autres tout en combattant le système qui nous opprime depuis des centaines d’années. Enseignons le Black love à nos enfants, à nos jeunes, à nos ami·e·s et à notre communauté. Le Black love aidera à préserver notre communauté de l’autodestruction. Il rejette le mal. Il mettra fin aux homicides insensés qui ont marqué notre communauté en 2021.

Enseignons ensemble ce Black love à nos jeunes. C’est la voie la plus sûre pour sauver des vies. Que ce soit là ta résolution pour 2022. Fais ta part pour sauver notre peuple et élever la communauté. Répondras-tu à l’appel ?

En réfléchissant à cet appel, je te laisse avec cet hymne — « A Charge to Keep I Have » :

1 J’ai une mission à garder,
Un Dieu à glorifier,
Une âme immortelle à sauver
Et à préparer pour le ciel.

2 Servir l’époque présente,
Accomplir ma vocation ;
Oh, que toutes mes forces s’emploient
À faire la volonté du Maître !

3 Arme-moi d’une vigilante garde
Pour vivre sous Ton regard,
Et maintenant, Seigneur, prépare
Ton serviteur à rendre compte avec rigueur !

4 Aide-moi à veiller, prier,
Toujours m’appuyer sur Toi ;
Oh, ne permets pas que je trahisse ma confiance,
Mais conduis-moi vers les hauteurs.

« Le Black love n’a rien à voir avec la haine des autres… [c’est un amour qui cherche] la liberté pour tous. » – Cornel West

Bonne année !

Votre serviteur en chef,
Hector Addison

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Le racisme dans le hockey junior dans l’ouest du Québec https://acaottawa.com/fr/le-racisme-dans-le-hockey-junior-dans-louest-du-quebec/ Fri, 15 Aug 2025 16:11:07 +0000 https://acaottawa.com/?p=4930

Il semble que de plus en plus de joueurs s’expriment ouvertement sur leurs expériences de racisme sur la glace, et le plus récent témoignage met en lumière celles du jeune joueur Anthony Allain-Samaké. Le thème récurrent, c’est que ces jeunes demandent de l’aide aux figures d’autorité (arbitres, entraîneurs) ; toutefois, ces problèmes restent souvent sans solution. Cela conduit généralement les jeunes harcelés à quitter l’équipe, ce qu’Anthony Allain-Samaké a fini par faire.

Un autre jeune hockeyeur, Blesson Ethan Citegetse, 14 ans, qui évolue pour Les Loups des Collines au niveau Bantam BB, a également raconté avoir été traité de « N-word » alors qu’il se trouvait au banc des pénalités. « J’étais triste parce que… le hockey est un sport où nous formons une famille. Nous sommes tous des joueurs de hockey. Nous devrions tous nous respecter. » – Blesson Ethan Citegetse.

Ces récits sont pour le moins décourageants, et les joueurs qui choisissent d’endurer ces épreuves par amour indéfectible pour le sport ne devraient pas avoir à le faire. Chacun a un point de rupture, et les jeunes peuvent devenir imprévisibles lorsqu’il est atteint.

Nous espérons que l’attention médiatique constante portée à ce problème fera émerger un mouvement fort en faveur d’un changement positif. En définitive, l’éducation est la clé pour déconstruire les récits raciaux, en particulier chez les jeunes. Elle permet de passer de la haine à l’acceptation, ce qui est, au fond, la meilleure façon d’enrayer le cycle. Des mesures disciplinaires répétées sans s’attaquer à la cause profonde de la haine ne sont qu’un simple pansement, pas une solution durable. Nous devons poser, par l’éducation, des bases solides pour ces jeunes afin qu’ils deviennent un exemple positif pour les générations à venir.

Sources :

  1. https://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/hockey-outaouais-black-hockey-racial-slurs-1.6409046
  2. https://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/aylmer-outaouais-hockey-racial-taunts-1.6402533
  3. https://www.ledroit.com/2022/04/04/allegations-de-racisme-deux-joueurs-quittent-lintrepide-bantam-aaa-a856426a269747184b34a697f89d5487
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Des étudiants africains secourus en Ukraine https://acaottawa.com/fr/des-etudiants-africains-secourus-en-ukraine/ Fri, 15 Aug 2025 16:06:03 +0000 https://acaottawa.com/?p=4927

La Russie a décidé d’envahir l’Ukraine le 24 février 2022, déclenchant une cascade de tragédies et de souffrances pour ses citoyens. Cela a également engendré beaucoup de peur et d’incertitude au sein de l’UE dans son ensemble, de nombreux dirigeants se demandant si leur pays pourrait, lui aussi, faire face à la tyrannie russe.
Ce billet s’intéresse toutefois aux étudiants africains restés bloqués en Ukraine, qui ont choisi de tirer parti de la puissance des réseaux sociaux.

L’Ukraine est une destination prisée par les étudiants africains qui souhaitent poursuivre leurs études. On estime qu’ils représentaient près d’un quart des 76 000 étudiants étrangers au début de 2022. Si beaucoup ont pu fuir, certains ont choisi de rester pour aider d’autres personnes à partir — peut-être par un sens intérieur du devoir envers leur prochain.

Tolulope Osho, 31 ans, a atteint la frontière polonaise un jour après l’invasion russe de l’Ukraine, mais il a courageusement décidé de revenir pour aider les autres.
« J’ai des amis. Si, en laissant mes effets personnels, je peux sauver plus de vies, alors je le ferai. La vie est plus importante. »
D’autres âmes courageuses comme Osho, originaire du Nigeria, ont décidé d’abriter des personnes dans des bunkers souterrains et de les conduire jusqu’aux frontières.
Lui et un ami ont aidé plus de 200 personnes et ont couvert le coût de leurs billets ainsi que d’autres besoins grâce à des collectes de fonds.

Un point commun dans ces situations est que beaucoup s’appuient sur des plateformes comme Instagram, Facebook et Twitter pour sensibiliser et mobiliser du soutien.
Axel, 20 ans, étudiant en informatique à Kyiv, a raconté avoir attendu pendant des heures dans le froid à l’extérieur pour prendre un train, simplement à cause de la couleur de sa peau.
Et les mauvais traitements ne se sont pas arrêtés à la frontière — il a encore subi des abus et de l’exploitation, des autorités profitant de la détresse des gens.

Lorsque ces appels à l’aide sur les réseaux sociaux ont été remarqués, de nombreuses personnes se sont mobilisées pour venir en aide aux plus vulnérables.
La Global Black Coalition, un collectif de militant·e·s, a aidé plus de 700 étudiants africains à fuir en offrant une aide juridique, en coordonnant des distributions de nourriture, en plaçant des personnes dans des refuges et en fournissant des couvertures, des vêtements chauds, des téléphones cellulaires et des ordinateurs.

Quelques membres de la Global Black Coalition se sont même envolés pour l’Europe afin de soutenir les réfugiés africains, de négocier avec des gouvernements de l’UE (comme la Pologne) une prolongation des visas d’étudiant et d’apporter un soutien moral.
John Adeyefa, président de l’ACAO, et Gwen Madiba, coordonnatrice des programmes de l’ACAO, étaient à Paris pour rencontrer quelques dizaines de familles fuyant l’Ukraine.

« Je crois que c’est la première fois dans l’histoire que des organismes dirigés par des personnes noires — des œuvres de bienfaisance, des OBNL, des organisations — unissent leurs forces sous un même toit, comme un seul peuple, pour soutenir les nôtres, pour leur faire savoir qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils ont une famille, un réseau d’appui à travers le monde. Il est important d’avoir un mouvement qui comprend les besoins de notre peuple et qui parle la langue qu’il comprend, non seulement les dialectes, mais aussi l’expérience vécue. »

– Gwen Madiba, coordonnatrice des programmes, Association canadienne des Africains d’Ottawa (ACAO)

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Exploiter notre force collective https://acaottawa.com/fr/exploiter-notre-force-collective/ https://acaottawa.com/fr/exploiter-notre-force-collective/#respond Fri, 15 Aug 2025 16:00:43 +0000 https://acaottawa.com/?p=4924

Célébrer notre force collective : message de Nouvel An

Alors que nous nous tenons au seuil où l’ancien cède la place au nouveau, nous nous rappelons le pouvoir de la réflexion et la promesse du renouveau. L’année écoulée nous a apporté des défis qui ont mis notre détermination à l’épreuve, des victoires qui ont élevé nos esprits, ainsi que des leçons qui ont approfondi notre compréhension. À présent, en entrant dans une nouvelle année, réengageons-nous sur la voie de la croissance, du rassemblement et du grand potentiel qui réside en chacun de nous comme en notre collectif.

Un proverbe africain dit : « Si tu veux aller vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marche avec les autres. » En effet, ce ne sont pas seulement les contributions individuelles qui nous rendent forts, mais l’unité de tous. Nous sommes plus forts lorsque nous nous élevons mutuellement, lorsque nous partageons nos ressources et lorsque nous faisons front commun face aux obstacles de la vie.

Que cette année soit donc placée sous le signe d’actions délibérées :

  • Construisons des ponts, pas des murs : Au cours de l’année à venir, prenons l’habitude de repérer les membres de la communauté avec lesquels nous pouvons créer des liens. La collaboration amplifie l’impact et l’unité engendre la résilience.
  • Célébrons notre diversité : Notre communauté noire est une mosaïque de cultures, de langues et d’expériences. Chaque fil ajoute de la valeur à l’ensemble. Célébrons cette diversité et reconnaissons-la comme une source de force.
  • Adoptons un état d’esprit positif : Comme l’a dit Nelson Mandela, « Cela semble toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait. » Gardons l’espoir vivant et la positivité comme flambeau, même lorsque tout semble aller mal.

Dans la poursuite de l’excellence, cultivons un esprit de générosité. Donnons de nous-mêmes, en particulier à la prochaine génération, car en l’élevant, nous fortifions notre avenir. La Dre Maya Angelou disait : « Quand tu apprends, enseigne. Quand tu reçois, donne. »

Alors que nous ouvrons ce nouveau chapitre, chérissons les rêves de nos ancêtres, embrassons la résilience de notre présent et nourrissons les espoirs de notre avenir. Ensemble, nous pouvons faire de cette année un phare de progrès, un témoignage de notre unité et une célébration de notre potentiel sans limites.

Que 2025 soit l’année des pas audacieux, de liens plus forts et d’une détermination inébranlable. Le meilleur est à venir, et cela commence avec nous.

Unis dans l’espérance et l’amour,
Votre serviteur en chef,
Hector Addison

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Le gouvernement de l’Ontario autorisant la police https://acaottawa.com/fr/le-gouvernement-de-lontario-autorisant-la-police/ https://acaottawa.com/fr/le-gouvernement-de-lontario-autorisant-la-police/#respond Fri, 15 Aug 2025 15:31:59 +0000 https://acaottawa.com/?p=4921

Une organisation canadienne de défense des droits de la personne tire la sonnette d’alarme après que l’Ontario a discrètement donné aux services de police l’accès à une nouvelle base de données contenant le nom, la date de naissance et l’adresse de toute personne dans la province ayant obtenu un résultat positif à la COVID-19.

L’arrêté d’urgence, émis par le ministère de la Santé en avril, permet le partage des renseignements personnels des patients atteints de la COVID-19 avec la police, les pompiers et les ambulanciers paramédicaux.
Le gouvernement a indiqué que ces données fourniraient aux premiers répondants « les outils dont ils ont besoin pour faire leur travail et assurer la sécurité des Ontariens ».

Dans une déclaration publiée sur leur compte Twitter, l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC) a affirmé :
« Fournir des renseignements personnels de santé directement aux forces de l’ordre constitue une atteinte extraordinaire à la vie privée.
Une telle mesure ne devrait être prise que lorsqu’elle est clairement autorisée par la loi et absolument nécessaire compte tenu des circonstances particulières. »

L’avocate torontoise Abby Deshman, directrice du Programme de justice pénale à l’ACLC, a déclaré que la province
« doit être extrêmement claire sur l’usage prévu de ces informations, sur la raison pour laquelle elles sont nécessaires et sur la base légale qui le permet ».
Elle a indiqué à CTV News Toronto que les policiers recevraient des informations incomplètes puisque les tests sont limités, ajoutant :
« Il nous est difficile de voir comment la police utilisera ces informations pour se protéger ou protéger le public. »

Deshman a souligné que les renseignements de santé sont généralement « étroitement contrôlés et divulgués uniquement aux prestataires de soins » et s’est dite préoccupée par le fait qu’ils soient partagés avec les forces de l’ordre.

Les autorités précisent que la base de données ne sera plus accessible aux premiers répondants une fois l’état d’urgence levé, mais n’ont pas fourni davantage de détails.

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Le gouvernement de l’Ontario qui lance une enquête https://acaottawa.com/fr/le-gouvernement-de-lontario-qui-lance-une-enquete/ https://acaottawa.com/fr/le-gouvernement-de-lontario-qui-lance-une-enquete/#respond Fri, 15 Aug 2025 15:24:04 +0000 https://acaottawa.com/?p=4918
Les Forces armées canadiennes (FAC) ont publié un rapport préoccupant concernant cinq foyers de soins de longue durée à haut risque en Ontario : Orchard Villa à Pickering, Altamont Care Community à Scarborough, Eatonville à Etobicoke, Hawthorne Place à North York et Holland Christian Homes Grace Manor à Brampton.
Voici quelques-unes des principales constatations :
  • Résidents laissés au lit avec des couches souillées
  • Erreurs dangereuses dans l’administration des médicaments par le personnel infirmier
  • Infestations de cafards
  • Mauvaise utilisation des EPI par le personnel et les médecins
  • Patients atteints de la COVID-19 hébergés avec des résidents qui n’ont pas été testés positifs
  • Résidents appelant à l’aide sans réponse du personnel pendant 30 minutes à plus de deux heures
  • Résidents non lavés pendant plusieurs semaines
  • Résidents nourris de force
  • Patients positifs à la COVID-19 autorisés à se déplacer librement
Le premier ministre Doug Ford a déclaré qu’il s’agissait du « rapport le plus déchirant que j’aie lu de toute ma vie ». L’un des établissements – Orchard Villa – fait l’objet d’un recours collectif de 40 millions de dollars au nom de tous les résidents et de leurs familles. De nombreux Canadiens réclament également la démission de Merrilee Fullerton, ministre des Soins de longue durée.
Le gouvernement de l’Ontario a déjà lancé une enquête sur ces cinq établissements privés et a commencé le processus de prise en charge de la gestion de quatre d’entre eux. Le cinquième, non inclus dans le rapport, est Camilla Care Community à Mississauga. Une commission indépendante sur le système des soins de longue durée de l’Ontario doit commencer ses travaux en juillet.
Vous pouvez lire le rapport complet ici 👉🏾 https://tinyurl.com/yb8gc395
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Santé https://acaottawa.com/fr/sante/ Wed, 13 Aug 2025 15:44:30 +0000 https://acaottawa.org/?p=4816

La pauvreté rend les gens malades. Les problèmes de santé mentale augmentent dans notre communauté; toutefois, la stigmatisation et le manque de ressources nous empêchent souvent de demander de l’aide. Les Canadiens d’ascendance africaine, caribéenne et noire (ACB) présentent un risque quatre fois plus élevé de développer le diabète, la cataracte et de nombreuses autres maladies. Une personne sur sept vivant avec le VIH au Canada est issue de la communauté ACB, alors que nous ne représentons que 3 % de la population. Les recherches indiquent que nous sommes touchés par « l’effet de l’immigrant en santé », ce qui signifie que notre état de santé — initialement meilleur que celui du Canadien moyen — commence à se détériorer au cours des cinq années suivant l’arrivée au Canada, en raison de plusieurs facteurs, dont le racisme et la discrimination.

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Education https://acaottawa.com/fr/education-3/ Wed, 13 Aug 2025 15:41:56 +0000 https://acaottawa.org/?p=4813

Nous faisons face à des défis à tous les niveaux du système d’éducation canadien, non pas parce que nous ne sommes pas capables. En fait, les données de Statistique Canada indiquent que 34 % des personnes racisées au Canada possèdent au moins un premier diplôme universitaire (baccalauréat), contre 20 % des personnes non racisées. En termes simples, les personnes racisées sont plus scolarisées. Pourquoi le système d’éducation échoue-t-il à nos enfants ? C’est une question à un million de dollars qui appelle une réponse à un million de dollars, mais à laquelle nous ne pouvons pas répondre complètement. Le racisme, la discrimination, l’intimidation, le manque de compétences interculturelles, des attentes et un moral faibles, l’absence de modèles et des facteurs socioéconomiques nuisent à nos enfants dans le système scolaire.

Nous avons l’occasion de rester engagés. Participons au système scolaire — joignez le conseil d’école de votre quartier. Rendez-vous souvent à l’école de votre enfant. Informez ses enseignants que vous ferez un suivi et exigerez des explications. N’acceptez jamais pour argent comptant ce que l’on dit de votre enfant. Encouragez vos enfants ; intéressez-vous de près à leur scolarité. Rassemblons-nous pour exiger des changements dans le système d’éducation pour le bien de notre avenir. Rejoignez le comité Éducation de l’ACAO.

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